HERBORISTE, PLANTES
PARIETAIRE, Parietaria officinalis
  • Dans la pharmacopée des Anciens, il représentait un diurétique utile et un aphrodisiaque réputé. Tombé dans l'oubli, cette plante aux feuilles épineuses, aux fleurs petites et vertes que l' on connaît mieux sous le nom de Chardon Roland est diurétique (car riche en nitrate de potassium) et anti-cellulitique.
    On utilise exclusivement sa racine que l'on prépare en décoction.
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    PANICAUT, Eryngium campestre
  • Elle affectionne les vieux murs et la pierraille ce qui lui a valu le surnom de perce muraille ou de casse pierre. Elle est très diurétique lorsqu'on l'emploie fraîche, ce qui rend son usage difficile, sauf bien entendu à la campagne. On en prépare une potion.
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    PAQUERETTE, Bellis perennis
  • Plante vivace des prairies de 1 à 2 cm dont on utilise les fleurs et les feuilles. La Pâquerette est souvent prescrite pour l'hypertension et l'artériosclérose. En infusion, une c. à café par tasse d'eau bouillante, laisser infuser 10 minutes.
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    PASSIFLORE, Passiflora incarnata
  • Plante grimpante qui pousse en région méditerranéenne dont on utilise les feuilles et les fleurs. Elle s'orne de magnifiques fleurs en corolle, elle est facile à reconnaître, de mars à août, l'époque de sa floraison. Sa fleur comporte en effet deux pétales violets, deux jaunes et un blanc.
    La passiflore, tranquillisant doux et naturel, améliore la qualité du sommeil, combat l'anxiété, elle soigne les affections nerveuses ainsi que l'asthme, les palpitations, l'hypertension et les crampes musculaires. Elle apaise les rages de dents et les maux de tête. En infusion, une c. à café par tasse d'eau bouillante, laisser infuser 10 minutes, 3 tasses par jour. Cette préparation est conseillée dans tous les cas de nervosité et peut accompagner une désintoxication (drogue, tabac, alcool, tranquillisant).
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    PENSEE SAUVAGE, Viola tricolor
  • On peut inclure dans cet article les propriétés de la pensée et de la violette des champs, deux fleurs très voisines que la tradition populaire réunit en un même symbole de modestie. La pensée sauvage, petite jacée ou herbe à la clavelée, ne dépasse guère 30 cm, fleurit en juin et juillet sur 3 couleurs de base, blanc, jaune, violet qui forment des harmonies aussi variées qu'éclatantes.
    Elle est avant tout dépurative et cicatrisante de la peau. Il est donc recommandé, comme le savaient nos aïeux, de l'utiliser aux changements de saison pour nettoyer l'organisme.
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    PERSIL, Apium petroselinum
  • Le persil a occupé une place de choix tout au long des âges, dans l'art culinaire. Riche en fer, en calcium, on utilise toutes les parties de la plante en infusion ou décoction.
    Apéritif, stimulant, diurétique, antiseptique, il est l'un des plus précieux aliments que nous offre la nature. Sa sève est aussi utilisée pour calmer la conjonctivite (inflammation des paupières et du blanc de l'œil). Très bon pour soigner les reins.
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    PERVENCHE, Vinca minor
  • Plante des sous-bois de 15 à 25 cm dont on utilise les feuilles. Sa feuille préserve la jeunesse du cerveau, remède à l'insuffisance circulatoire cérébrale, elle protège les capillaires cérébraux, facilite le débit sanguin et oxygène le cerveau.
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    PIED DE CHAT, Gnaphalium dioicum
  • Il convient de citer ici cette plante des pâturages alpins, car elle entre dans la composition de la célèbre "tisane des quatre fleurs". Elle agit sur les voies biliaires.
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    PILOSELLE, Hieracium pilosella
  • Elle est fébrifuge et diurétique, elle fait baisser le taux d'urée dans le sang, décongestionne le foie. On utilise ses feuilles et ses fleurs pour préparer des décoctions. Pour la reconnaître, il faut savoir qu'elle pousse dans les lieux secs et arides, que ses feuilles sont cotonneuses sur le dessous, vertes dessus, de forme ovale avec des poils blancs sur les nervures et sur les bords, que la plante qui atteint rarement plus de 15 cm de hauteur porte de mai à septembre, époque de la cueillette, des fleurs qui ressemblent à celles du pissenlit bien qu'elles soient légèrement ornées de rouge sur le pourtour, enfin lorsqu'on la cueille, la tige laisse échapper une sève épaisse, blanche qui brunit à l'air. On la nomme aussi épervière. Par son effet déchlorurant, elle favorise l'élimination de l' eau et du sel contenus dans les tissus : régime sans sel, embonpoint par rétention d'eau, oedème des membres inférieurs, hypertension.
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    PIMENT, [ cliquez ici ].
     
    PIMPRENELLE, anguisorba minor
  • Elle est facilement reconnaissable à l'odeur de concombre qu'elle dégage quand on froisse ses petites feuilles dentées. Parsemez vos salades vertes de feuilles de pimprenelle émincées, mélangez-en au fromage blanc ou à des oeufs mimosas. Glissez-en dans vos bouteilles d'huile et de vinaigre. La petite pimprenelle et la sanguisorbe officinale, une espèce voisine était autrefois renommées pour leurs propriétés tthérapeutiques, et en particulier hémostatiques, d'où leur nom latin "sanguisorba", signifiant : qui absorbe le sang.
    Cette herbe aux feuilles en rosette est introuvable dans le commerce. Cependant, on la rencontre fréquemment dans nos pâturages et vous pourrez aisément en transplanter un pied car c'est une plante très rustique et robuste. Vous pourrez l'utiliser comme les autres herbes fines pour accommoder les oeufs, parfumer une vinaigrette, une marinade.
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    PIN SYLVESTRE, Pinus sylvestris
  • Le bourgeon de Pin, récolté au printemps avant son éclosion est un puissant antiseptique des voies respiratoires qui active la guérison (bronchite, rhume, sinusite, asthme). Il en existe quelques 80 espèces qui furent très tôt utilisées à des fins thérapeutiques. Comme il renforce les défenses immunitaires de l'organisme, on le recommande préventivement en cure au début de l'automne.
    Les aiguilles fraîches toute l'année, se préparent en décoction que l'on ajoute au bain pour calmer les douleurs rhumatismales.
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    PISSENLIT DENT de LION, Taraxacum dens loenis ou officinalis
  • Plante vivace commune de 5 à 40 cm que l'on utilise entière. Il possède un grand nombre de noms populaires : dent de lion, laitue de chien, .... Feuilles et racines, en tisane, stimulent les fonctions hépatiques et la vésicule biliaire, facilitent le fonctionnement du foie et des reins, et sont recommandées dans le traitement de la cellulite. Le pissenlit est utile en cas de goutte, artériosclérose, hyper cholestérol, constipation, cellulite, asthénie, il a des propriétés diurétiques, depuis la nuit des temps, le pissenlit a bâti sa réputation médicinale sur son action astringente, qui en fait un excellent dépuratif à prendre en cure printanière pour chasser les toxines accumulées pendant l'hiver, ce dépuratif régénère le sang, décrasse l'organisme et embellit le teint. En usage externe, pour les verrues, taches de rousseur, dermatose. En décoction, une poignée pour un litre d'eau, faire bouillir 2 minutes puis infuser 10 minutes, une tasse avant chaque repas.
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    PLANTAIN LANCEOLE, Plantago lanceolata
  • Plante vivace des chemins de 10 à 25cm que l'on utilise entière, il en existe de nombreuses variétés qui ont des propriétés similaires et des caractéristiques communes, ses feuilles d'un vert mat sont ovales, avec des nervures longitudinales saillantes et groupées près de la racine, les fleurs peuvent être, selon les espèces, roses, brunes et d'un blanc jaunâtre.
    On utilise soit ses feuilles, récoltées au printemps, soit ses graines mûres. Ses feuilles peuvent se consommer en salade comme le pissenlit. Le Plantain arrête rapidement les saignements et favorise la cicatrisation, il est un pansement très efficace pour toute plaie ou coupure. Il augmente la formation de globules rouges. Il suffit de froisser des feuilles fraîches entre les doigts et d'appliquer sur les blessures qui ainsi guériront rapidement ou sur les piqûres d'insectes dont elles neutralisent le venin.
    En décoction, elles sont recommandées aux personnes atteintes de bronchite chronique, asthme, rhume des foins, sinusites et allergies. En décoction moins concentrée, on en fait des compresses ou bains d'yeux pour soigner les conjonctivites. En Infusion, une c. à soupe de feuilles pour 1/4 de litre d'eau bouillante, laisser infuser 10 minutes, 4 tasses par jour. Il est diurétique, on le prescrit contre la gastrite, l'ulcère gastro-duodénal, la diarrhée, la bronchite aiguë et les hémorragies des voies urinaires. Deux grosses poignées de feuille dans un litre d' eau bouillante permettent de réaliser une excellente infusion riche en vitamines A et C. En cataplasme, broyer les feuilles fraîches avec un rouleau à pâtisserie pour en faire une bouillie à poser sur la partie malade. En sirop, passer à la moulinette 4 poignées de feuilles, ajouter de l'eau, 300g de sucre et 250 g de miel. En tournant constamment on laisse mijoter à feux doux jusqu'à formation d'un liquide épais.
    Les épis, très fructifères, sont souvent récoltés pour nourrir les oiseaux de volière, mais, bouillis dans du lait, ils entrent aussi dans la pharmacopée pour leurs propriétés laxatives.
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    POIVRE, [ cliquez ici ].
     
    POTENTILLE ANSERINE, Potentilla anserina
  • Le bec d' oie ou herbes aux cochons a une prédilection pour les fossés, la prairie humide et les lieux incultes. Les oies ( anser en latin en sont friandes ainsi que les cochons qui fouissent la terre pour se régaler de sa racine.
    On la recueille du printemps à l'automne. On prépare des décoctions de feuilles et de fleurs séchées que l'on recommande contre l'asthme, le rhume des foins, mais aussi la cystite, les règles douloureuses et diverses affections de la peau. Il est recommandé de ne pas utiliser d'ustensiles en fer pour la préparation de la potentille [et des plantes similaires : quintefeuille, potentilla reptans, tormentille (potentilla erecta).
    On en prépare aussi un vin qui est indiqué dans les mêmes cas que la décoction.
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    PRELE DES CHAMPS, Equisetum arvense
  • C'est sa ressemblance avec un goupillon qui l'a faite nommer herbe à récurer. On la nomme aussi Queue de cheval ou Queue de rat. On sait, pour avoir retrouver son empreinte dans des couches de houille, qu'elle poussait déjà aux premiers âges de la terre, mais elle atteignait alors la taille d'un sapin. Elle ne fleurit pas mais se reproduit par spores comme les fougères. Au printemps, apparaissent des tiges rougeâtres qui sont terminées par un épi de spore. Ces tiges sont destinées à la reproduction de la plante. Quand elles sont fleuries au début de l'été, apparaissent des tiges d'aspect si totalement différent que l'on pourrait croire qu'il s'agit d'une autre plante.
    La prêle est un réservoir à silice et sels minéraux, dont on peut distinguer de petits cristaux en examinant l'arête des feuilles à la loupe. C'est un puissant minéralisant naturel que l'on utilise dans les cas de fragilité osseuse, consolidation de fractures, maladies dégénératives (arthrose, arthrite, rhumatisme, tendinite, lésions osseuses, fracture) ou troubles de la croissance. Elle est aussi diurétique, dépurative et cicatrisante. On utilise la plante séchée que l'on récolte en juillet et en août, en décoction contre l'albuminurie, l'acné, l'eczéma, l'inflammation de l'estomac et des intestins, l'incontinence d'urine. En poudre, aspirée par le nez, elle arrête les hémorragies nasales.
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    PRIMEVERE OFFICINALE, Primula officinalis
  • C'est le coucou, connu de tous, signe annonciateur du printemps. Vous ignorez peut-être que ses feuilles se dégustent en salade, qu'avec sa racine, on fabrique de la bière, et que la tisane de ses fleurs jaune d'or remplacent avantageusement la monotone infusion de tilleul.
    Cette tisane est conseillée contre les maux de tête, les vertiges, les contractions de l'estomac d'origine nerveuse, la constipation, l'insomnie, les angoisses; en somme tous les maux qui sont liés, de près ou de loin au mauvais fonctionnement du système nerveux sympathique (régulateur de la vie végétative des organes). Elle est efficace dans les affections des voies respiratoires, favorise l'expectoration.
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    PULMONAIRE, Pulmonaria officinalis
  • Comme son nom l'indique, elle exerce une action bienfaisante dans les affections des voies respiratoires. On récolte toute la plante, feuilles et fleurs en mai et juin. On la trouve dans les endroits humides, sous bois, buissons, bords de ruisseau, sur un sol calcaire. On la consomme principalement en décoction.
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    QUINQUINA, Cinchona officinalis
  • Son nom est un mot espagnol emprunté à une langue du Péruvienne, pays d'où est originaire cet arbre. On le cultive, surtout en Indonésie, pour son écorce riche en quinine. C'est un remarquable fébrifuge et aussi un tonique apéritif. Le terme quinquina est d'ailleurs passé dans le langage courant pour désigner le vin * que l'on en prépare.
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    RAIFORT, Raphanus rusticanus ou Cochlearia armonica
  • C'est une plante voisine du radis noir, de saveur piquante, que l'on utilise comme condiment notamment en Alsace. C'est un fortifiant riche en vitamine C et un aphrodisiaque que l'on peut glisser dans bien des sauces, dont il relève le goût. Utilisé comme diurétique, sédatif nerveux, contre les rhumatismes, la goutte. On en fabrique aussi, bien entendu, du vin.
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    RAISIN, Vitis vinifera
  • Le raisin est, comme la fraise et la framboise, un fruit dont le sucre est directement assimilable par l'organisme. Il est riche en diverses vitamines et en sels minéraux, ce qui en fait un excellent reconstituant. Une cure de raisin, à l'exclusion de tout autre aliment, draine les toxines, provoque l'élimination des graisses, donc un certain amaigrissement. Son jus, le matin à jeun est un excellent dépuratif.
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    REGLISSE, Glycyrrhiza glabra
  • Le bois de réglisse était connu des Grecs et des Romains. On l'appelait alors "scythique" parce que les Scythes, ces redoutables guerriers venus d'Iran au premier siècle avant J.C., avaient la réputation de pouvoir rester 10 jours sans manger ni boire, en mâchant simplement la racine de réglisse qui calme soif et faim.
    La réglisse pousse dans les régions méridionales, sur des sols siliceux. La réglisse servait aussi à fabriquer la boisson, autrefois si populaire, connue sous le nom de "coco" , parce qu'elle avait été tout d'abord vendues dans des tasses faites en noix de coco.
    On a peu de chance aujourd'hui de trouver la réglisse à l'état sauvage, mais on en trouve de l'excellente en herboristerie, il faut préalablement la débarrasser de son écorce qui est amère et l'on peut ensuite l'utiliser en décoction. A consommer avec modération.
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    REINE DES PRES, Spiraea ulmaria
  • Plante vivace, elle domine de sa haute taille (jusqu'à 1,50 m.), les prairies et lieux humides qu'elle affectionne, on l'utilise entière. Ses fleurs petites et blanches forment des grappes vaporeuses qui distillent un parfum suave. La reine des prés ou ulmaire, contient de l'acide salicylique, c'est donc une aspirine végétale, que l'on exploite pour son action antalgique, elle calme les douleurs gastriques, soulage les diarrhées, douleurs rhumatismales. Elle est également diurétique et aide à l'élimination de l'acide urique, déchets de l'organisme. On utilise ses fleurs en infusion (l'eau ne doit pas être bouillante car elle annulerait les bienfaits de la plante). En infusion une c. à café de feuilles pour une tasse d'eau bouillante, laisser infuser 10 minutes, 4 tasses par jour, elle est souveraine contre la diarrhée. En compresse et cataplasme elle combat la cellulite.
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    RENOUEE BISTORTE, Polygonum bistorta
  • Elle appartient à la même famille que la bistorte que nous avons déjà rencontré. Comme elle, on l'a surnommée de 100 noms pittoresque parmi lesquels : aviculaire, herbe de pourceau, tire goret, herniole, ...
    Elle possède les mêmes indications que la bistorte. Elle est répandue sur la Terre entière. Ses propriétés astringentes lui valaient autrefois d'être consommée en cure printanière pour chasser les mauvaises graisses accumulées pendant l'hiver et la "bile" libérée par le jeûne du Carême. Ses feuilles sont triangulaires et brusquement contractée à la base. Elles ont un goût agréable et légèrement sucré. En Angleterre, à Pâques, on confectionne un gâteau traditionnel à base de feuilles, le pudding pascal.
    En Chine et au Japon, on extrayait de ses feuilles une teinture bleue comparable à l'indigo.
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    ROMARIN, Rosmarinus officinalis
  • Petit arbuste des garrigues méditerranéennes de 0,5 à 2m que l'on utilise entier. Largement utilisé en cuisine et en médecine depuis le temps des Romains, pour qui il était une herbe sacré (il portait bonheur aux vivants et l'on coiffait les mariés de couronne de romarin le jour de leurs noces), il entre dans un grand nombre de remèdes. Il est cicatrisant, anti-rhumatismal, antiseptique. En infusion, une c. à café pour une tasse d'eau bouillante, laisser infuser 10 minutes, une tasse après chaque repas, il favorise la circulation cérébrale, décongestionne les voies hépatiques, facilite le travail de l'estomac, atténue les sensations de ballonnement et de pesanteur. C'est un excellent tonique général conseillé en cas de fatigue physique et psychique, surmenage, dépression. On le prend en infusion ou en vin qui fait alors un excellent digestif, dans un litre de vin rouge faire macérer 200 g de feuilles fraîches ou 60 g de feuilles séchées pendant 15 jours en agitant, filtrer et sucrer.
    C'est une plante parfaitement indiquée pour soigner les aphtes (en gargarisme). On peut aussi s'en servir pour soigner la toux, les problèmes d'articulations ou de gaz intestinaux. Le romarin demeure aussi un excellent produit de beauté.
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    RONCE FRUTESCENTE, Rubus fructicosus
  • Mûrier des haies et des sous-bois, on utilise les feuilles les fleurs et les fruits, ses fruits font la joie des enfants dans les longues promenades à travers la campagne à la fin de l'été, ce sont plutôt ses feuilles qui doivent attirer l'attention de l'herboriste amateur. Les feuilles de ronce utilisées séchées, en décoction, sont très astringentes et peuvent être employées dans tous les cas d'inflammation de la bouche, de la gorge, des voies digestives, pour traiter les aphtes et fortifier les gencives. En tisane ou en gargarisme pour les toux les maux de gorge et les affections buccales. En décoction une poignée de feuilles dans un litre d'eau, faire bouillir 15 minutes, ajouter 2 ou 3 cuillères de miel pour gargarismes et bains de bouche.
    Une consolation pour les personnes atteintes de maux de gorge et d'enrouements qui rechigneraient devant des remèdes parfois outrageants pour leurs papilles gustatives, plusieurs fois par jour, dégustée avec lenteur, une cuillerée à soupe de concentré de mûres fera merveille.
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