HERBORISTE, PLANTES
BALLOTTE FETIDE, Ballota foetida
  • Plante à fleurs mauves et odeur fétide, de moisi et de charbon mal consumé. On le nomme aussi marrube noir ou marrube puant. On ne peut l'employer qu'agrémenté de plantes odorantes comme la menthe ou l'anis, mais son efficacité s'en trouve alors fortement diminuée.
    Ses vertus antispasmodiques et calmantes apaisent les quintes de toux. Elle agit en rééquilibrant les fonctions du système nerveux perturbé. Elle est aussi légèrement euphorisante.
  •  
    BARDANE, Arctium lappa
  • Ces fleurs rougeâtres entourées de bractées épineuses qui s'accrochent aux vêtements lorsqu'on les frôle s'appellent dans les campagnes, bouillon noir, grateron ou glouteron, herbe à teigne ou teigneux.
    Toutes les parties de la plante sont utiles. C'est la plante la plus renommée pour conserver et redonner à la peau un aspect net et lisse. Sa racine fraîche en emplâtres guérit les furoncles. Sa pulpe fraîche ou en décoction concentrée peut être utile dans les maladies de la peau, contre la séborrhée, certains types d'eczéma et l'acné. Ses feuilles appliquées sur les morsures de vipère ralentissent les effets du venin. Elles ont aussi une action bienfaisante sur les douleurs rhumatismales.
  •  
    BASILIC, Ocynum basilicum
  • Il est originaire des Indes, où il est une plante sacrée : la religion brahmanique le disait imbu de l'essence divine des " trois épouses ", on lui rend un culte quotidien.
    Sa feuille est tonifiante, digestive, antispasmodique, stimulante, cicatrisante, antiseptique et antiasthénique. On l'utilise en cas de : piqûres d'insectes, inflammations de la bouche et de la gorge, troubles spasmodiques, digestifs, spasmes, vertiges.
    Le basilic, sans qui n'existeraient ni le " minestrone " ni la " soupe au pistou ", est un tranquillisant naturel. Vous souffrez de troubles de l'estomac, de migraines, de vertiges, d'angoisses, votre remède : le basilic. En infusion, ou en vin, il fera passer vos malaises. A noter que le vin mélangé à une quantité égale d'huile d'olive vient à bout de la constipation la plus rebelle, s'il est pris le matin à jeun. Il en existe plus de 100 variétés, susceptibles de s'adapter à des climats fort divers, puisqu'en Afrique, on le cultive pour en faire un condiment et un remède.
  •  
    BELLADONE, Atropa belladona
  • Cette belle plante vivace à larges feuilles ovales, vertes, aux fleurs pourpres ou violacées en calice, aux fruits d'un noir profond, a tenu une place importante dans les pratiques de Magie Noire du Moyen Age et figure dans de célèbres affaires d'empoisonnement. La fameuse " pommade des sorcières " qui, appliquée en onctions sur la peau donnait des hallucinations, était en grande partie composée de belladone.Son nom de " Bella Done " qui vient des Vénitiennes qui utilisaient volontiers le suc de la plante pour entretenir la délicatesse de leur teint.
    Son action narcotique ne fut reconnue qu'au XVIII siècle où on la rapprocha de l'opium. A forte dose, la belladone est effectivement un hallucinogène. A faible dose, la belladone est un accélérateur cardiaque. Mais en raison des dangers que présente son emploi par des personnes non averties, la belladone ne doit être utilisée qu'en préparation médicale.
  •  
    BENOITE, Geum urbanum
  • L'herbe de Saint-Benoît ou sanicle des montagnes ou racine de giroflée est proche du fraisier et de la ronce. On la trouve communément sur les terres incultes. On utilise la plante fleurie, les petites fleurs jaunes à cinq pétales distinctes éclosent de mai à juillet. Le rhizome, dont on fait du vin, est violet à l'intérieur et dégage une douce odeur de girofle. En macération dans du vin ou en liqueur, cette plante est fortement apéritive.
  •  
    BERCE, Heracleum spondylium
  • Cette plante bisannuelle à fleurs blanches est aujourd'hui encore employée par les Polonais qui en font une sorte de bière, le "bartsch". Dans la campagne française, on l'appelle souvent angélique sauvage, héraclée, fausse acanthe ou patte d'ours. Outre son action bienfaisante sur l'estomac et les voies digestives, elle est propre à soigner l'impuissance sexuelle passagère et est aussi utilisée dans les cas d'hypertension artérielle. La plante est digestive, c'est un très bon tonique général.
  •  
    BETOINE, Betonica officinalis
  • Ce sont les habitants de Lusitanie, les Vettones, qui la mirent en usage les premiers et sont à l'origine de son nom. Walahfrid Strabus l'utilisait pour réparer les crânes fracturés. Elle entrait aussi dans la composition de la poudre sternutatoire, la fameuse "poudre de Saint-Ange". Elle est aujourd'hui peu utilisée, bien qu'elle possède d'évidentes propriétés cicatrisantes.
  •  
    BISTORTE, Polygonum bistorta
  • Sa racine brunâtre se contourne sur elle-même généralement 2 ou 3 fois, comme un serpent, ce qui est à l'origine de ses noms populaires : serpentaire rouge et couleuvrine. La plante que l'on appelle aussi parfois feuillotte ou grande oseille pousse en abondance dans les prairies humides des régions montagneuses. Sa tige noueuse et droite porte des feuilles en fer de lance, légèrement ondulées sur les bords, d'un beau vert dense. ses fleurs sont regroupées en épi, d'un rose assez vif tout hérissé d'étamines.
    A l'automne, on fait provision de racines, seule partie utilisée en raison de sa richesse en tanin ; ce qui la rend fortement astringente. Elle s'emploie en décoction ou en macération contre diarrhée, dysenterie, coliques, varices, hémorroïdes, phlébites.
  •  
    BLEUET, Centaurea cyanus
  • Centaurée bleuet, barbeau, bleuet, casse lunettes, on en faisait des infusions que l'on utilisait en collyre contre la conjonctivite. Cette propriété lui a valu le nom de casse lunettes. Une fort jolie tradition voulait que les bleuets ne soignent que les yeux bleus. Les yeux noirs ne pouvaient être soignés qu'avec du plantain dont la semence est brune.
  •  
    BOLDO, Pneumus boldus
  • Cette plante originaire d'Amérique du Sud, du Chili principalement, a acquis une grande réputation pour le traitement des maladies du foie. Sa feuille est digestive, stimulante et tonique. Elle s'utilise en infusions (Boldoflorine).
  •  
    BOUILLON BLANC ou Molène, Verbascum thapsus
  • On l'appelle aussi herbe de Saint Fiacre, oreille de loup, molène, ou bien encore Cierge de Notre-Dame et fleur de grand chandelier. Ses fleurs jaunes renferment une matière colorante qui permet de teindre le coton. Sa fleur est appréciée depuis des Millénaires, principalement pour son action bénéfiques sur les voies respiratoires, elle est pectorale, càd qu' elle combat la toux et dégage les bronches. On en donnait à manger aux chevaux poussifs qui retrouvaient ainsi leur souffle et leur allant.
    Elle est également cicatrisante, émolliente et contient un principe actif anti-inflammatoire. On utilise les fleurs en infusion dans du lait, on prendra cependant la précaution de passer cette infusion à travers un linge très très fin, car les pétales sont couverts de poils qui risquent de coller au palais.
  •  
    BOULEAU BLANC, Betula alba
  • Arbre d'un vert si tendre, à l'écorce argentée sent un peu le fagot. On l'appelle aussi arbre de la sagesse ou spectre des maîtres d' école.
    Ses feuilles, en décoction ou en infusion, puissamment diurétiques, à action prolongées sont excellentes contre les affections liées à la rétention d'eau (cellulite, oedème, goutte, obésité). Cette préparation sera d'autant plus active si les feuilles sont cueillies jeunes, au printemps. L'écorce est également diurétique et laxative et combat la fièvre, elle est antirhumatismale, antiseptique et antispasmodique.
  •  
    BOURDAINE, Rhamnus frangula
  • La bourgène, l'aune noir, le nerprun est un petit arbre très répandu dans nos campagnes. Son écorce fraîche est un puissant vomitif, c'est un bon remède naturel de la paresse intestinale. Il convient donc de laisser sécher l'écorce pendant une année au moins. En infusion, elle devient doucement laxative. Son amertume nécessite cependant l'emploi d'autres plantes aromatiques pour masquer sa saveur peu agréable.
  •  
    BOURRACHE OFFICINALE, Borrago officinalis
  • L étymologie de son nom vient de Syrie d'où cette plante, à feuilles rugueuses et à petites fleurs bleu vif est originaire. De tout temps, la bourrache ou bourrage a été connue pour son pouvoir dépuratif et sudorifique.
    Les parties les plus actives sont la tige et les feuilles qui contiennent un suc particulièrement actif, mais qui s'altère très rapidement. L'infusion de fleurs, bien qu'agréable sur le plan gustatif, est beaucoup moins efficace.
  •  
    BOURSE A PASTEUR, Capsella bursa pastoris
  • Depuis l'Antiquité, elle est utilisée pour soigner toutes les hémorragies. On peut utiliser le suc extrait de la plante, à petites doses, soit en préparer des décoctions. C' est la plante de la femme par excellence car elle régule le flux menstruel. Elle est hémostatique et astreingente, elle combat la plupart des saignements (nez ..).
  •  
    BRUYERE CENDREE, Erica cinerea - BRUYERE COMMUNE, Calluna vulgaris
  • Les extrémités fleuries de la bruyère, prisent en décoction, exercent une action diurétique, sédative, astreingente, anti-inflammatoire. On la prescrit souvent dans les cas de cystite rebelle. La bruyère se révèle aussi bienfaisante pour les rhumatisants qui peuvent l'utiliser en bains.
  •  
    BRYONE, Bryonica dioica
  • Cette plante se caractérise par des feuilles triangulaires qui font penser à celles du lierre, mais qui sont vert clair, des baies rouges et rondes, très très toxiques.
    Dans les campagnes, elles furent longtemps utilisées comme abortif, à défaut de mandragore. Mais elles sont sources d'empoisonnement extrêmement graves.
    Par contre la racine de bryone, dont la taille peut atteindre celle de la cuisse, est fort prisée en médecine phytothérapique. Son emploi remonte à l'Antiquité. Suivant les doses, elle agit comme diurétique ou exerce une action plus violente.
  •  
    BUGRANE, Ononis repens
  • Sa racine est si résistante qu'elle bloque parfois le soc de la charrue : ce qui lui a valu la dénomination commune d'arrête boeuf. C'est une plante d'un vert foncé qui s'orne de fleurs rose vif.
    Les propriétés diurétiques de la racine ont été décrites par Matthiole comme étant "singulière à rompre la pierre et à la faire sortir, principalement quand les conduits par où passe l'urine sont bouchés". On la recueille au printemps ou en septembre-octobre et on l'utilise en décoction.
  •  
    BUIS TOUJOURS VERT, Buxus sempervirens
  • Ses feuilles, en décoction, sont sudorifiques, fébrifuges, dépuratives et légèrement purgatives. Mais ce breuvage est particulièrement difficile à ingérer, car sa saveur est proprement répugnante. On lui préfèrera l'alcoolature.
  •  
    BUSSEROLE, Arctostaphylos uva-ursi
  • Plus connu sous le nom de Raisin d'Ours car les ours adorent les baies de cette plante. Arbrisseau des montagnes, de 15 à 30 cm dont on utilise feuilles et les baies. Elle est connue pour son action diurétique et antiseptique naturel des voies urinaires, cystite, énurésie, incontinence. En décoction, une c. à soupe pour 1/4 de litre d'eau. En infusion, une poignée pour un litre d'eau bouillante, laisser infuser 15 minutes, boire en 24 heures.